Comment on choisit un lot chez Maison Soleil

Choisir un lot de café, ce n’est pas seulement goûter une tasse. C’est engager l’entreprise pour une saison entière, fixer un prix, raconter une origine à nos abonnés et, surtout, tenir la promesse faite aux coopératives partenaires. Chez Maison Soleil, cette décision se prend entre Camille Vasseur, directrice Sourcing & Relations Producteurs, et Thomas Reinach, directeur Torréfaction. Nous les avons suivis lors de la sélection du dernier micro-lot en provenance du Cameroun.

L’échantillon arrive avant le conteneur

Tout commence par un échantillon de [CHIFFRE:masse en grammes de l’échantillon] grammes envoyé par Les Hauts de Boyo, dans les Grassfields camerounais, à 1 500-1 900 mètres d’altitude. Camille l’a réceptionné dans nos bureaux de la Joliette, à Marseille. La coopérative, partenaire depuis 2023, teste depuis un an un procédé honey en parallèle de son lavé traditionnel. Cet échantillon précis correspond à la récolte 2023-2024.

« Avant même de goûter, je vérifie trois choses », explique Camille. « La traçabilité : quelle parcelle, quels producteurs, quelle date de récolte. La conformité : pas de défauts majeurs, pas d’odeurs étrangères. Et le contrat : ce lot rentre-t-il dans nos volumes annuels prévus avec la coopérative ? »

La table de cupping

Le cupping a lieu le lendemain, à 10 heures du matin, l’heure où le palais de Thomas est le plus stable. Sur la table : l’échantillon camerounais honey, le même lot en version lavée, un Rwanda Nyungwe de référence, et un Brésil Cerrado Mineiro pour calibrer les papilles.

Chaque café est moulu à la même granulométrie, infusé avec de l’eau à 93 °C, puis la croûte est brisée après quatre minutes. Thomas et Camille aspirent bruyamment chaque cuillère — geste technique qui permet de vaporiser le café sur toute la langue. Ils notent l’intensité aromatique, l’acidité, le corps, la douceur, la longueur en bouche.

« Le honey du Cameroun développe une framboise très nette, une cannelle douce et une pointe de poivre rose en fin de bouche », note Thomas. « C’est plus sirupeux que la version lavée. Pour notre abonnement Prestige, ce profil fonctionne parfaitement — et il pourrait bien inspirer un futur coffret. »

Le prix, un équilibre à trouver

Une fois le lot validé sur le plan sensoriel, Camille ouvre la discussion avec Emmanuel Fonkou, président de la coopérative. Le contrat pluriannuel prévoit un prix plancher, mais chaque micro-lot peut faire l’objet d’un ajustement selon sa qualité. Les Hauts de Boyo est volontairement maintenu à [CHIFFRE:volume annuel en tonnes] tonnes par an pour préserver la qualité de ses petits lots.

« Nous ne marchandons pas le café comme une matière première anonyme, précise Camille. Nous payons pour la qualité, mais aussi pour la pérennité. C’est ce qui permet à la coopérative d’investir dans ses stations de lavage et à ses producteurs de projeter leur saison. »

De la coopérative à la tasse

Après validation, le lot est intégré au catalogue sous le nom Cameroun — Les Hauts de Boyo. Sa fiche produit mentionnera l’altitude, les variétés Java et Typica améliorée, le procédé honey, et les trois mots de dégustation retenus : framboise, cannelle, poivre rose. Il rejoindra nos abonnés du palier Prestige et les amateurs de micro-lots en format 250 g.

Choisir un lot, c’est donc bien plus qu’une opération commerciale. C’est un acte de confiance. Quand vous ouvrez un sac de Maison Soleil, vous tenez entre vos mains le résultat de cette décision, prise plusieurs mois plus tôt, à des milliers de kilomètres de chez vous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *